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| Histoire
de Saint-Jean-de-Luz |
| XIXe
siècle : Wellington et Napoléon |
La
guerre contre l'Espagne continue en ce début de XIXe siècle,
et de nombreuses troupes passent par Saint-Jean-de-Luz.
Après la défaite contre les troupes alliées
commandées par Wellington (anglo-hispano-portuguaises),
l'armée française se replie sur San Sebastien. Elle
est alors ravitaillée par des navires de Saint Jean de
Luz qui organisent des convois nocturnes.
Cette armée résistera deux mois avant de tomber.
Wellington avance alors vers la France. Il prend Saint-Jean en
novembre 1813. C'est la première ville française
occupée, et c'est plutôt un soulagement pour la population !
Car les troupes françaises avaient une réputation
de mauvais payeurs et de pilleurs, à l'inverse des troupes
anglaises.
Le maire de la ville organisera même un bal avec la participation
des officiers britanniques... Plus tard, en mars 1814, Paris tombe.
Napoléon abdiquera le 6 avril 1814.
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| XIXe
siècle : Eugénie de Montijo et Napoléon III |
Les
années suivantes sont plus calmes.
En 1823, la guerre civile en Espagne incite beaucoup de ses habitants
à venir en France, et Saint-Jean accueillera nombre de ces
réfugiés.
En 1848, la seconde république est proclamée, et,
en 1852, Louis Napoléon III sera proclamé empereur
après un référendum qui le plébiscitera
(environ 90% de oui).
Il viendra à Saint Jean de Luz cette même année,
acclamé par une foule nombreuse.
En 1853, il se mariera à la princesse Eugénie de Montijo.
Le couple impérial séjournera très souvent
au pays Basque (l'empereur construisit une résidence à
Biarritz) et marquera la région de son empreinte.
Photo
de gauche : sur la Rhune, le monument
qui rappele l'ascension de ce sommet mythique du pays
Basque par Eugénie. Elle y aurait dansé le fadango.
A droite : la résidence impériale à Biarritz |
La princesse
notamment était très appréciée. Elle
avait la réputation d'un caractère libre et enjoué,
impertinent et sans cérémonie. Elle savait montrer
sa compassion et n'était jamais hautaine avec les "gens
du peuple". Bref, la population l'adorait ! |
| XIXe
siècle : Saint-Jean-de-Luz devient une station balnéaire |
Napoléon
III et Eugénie recevaient souvent les têtes couronnées
et grands de ce monde. Le pays Basque y gagna en renommée,
et cela y favorisa l'essor des bains de mer.
C'est d'abord Biarritz qui connu le développement le plus
marquant. Mais, dans son sillage, la ville de Saint-Jean-de-Luz
se transforma aussi en station balnéaire, faisant valoir
ses atouts propres (une baie extraordinaire, une ambiance plus sereine,...).
Cette mutation fut un succès, et la ville, à partir
de 1850, se développa à nouveau. Les revenus du tourisme
complétant ceux de la pêche (à ce sujet, il
faut noter que la pêche à la morue est remplacée
peu à peu par la pêche à la sardine).
Bien connue du couple impérial, Saint-Jean-de-Luz bénéficia
d'aides conséquentes pour la construction des digues de protection.
Ces travaux, qui concernaient 750 mètres d'ouvrages, furent
achevés en 1893.
La cité fut également desservie très tôt
par des lignes régulières d'omnibus, puis de trains
(dès 1864).
La casino ouvre ses portes en 1870 et l'établissement des
Bains de Mer en 1884.
Parmi les célèbrités qui apprécièrent
la ville, citons Stendhal, Flaubert, Victor Hugo,... |
| Une
baleine à Saint Jean |
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La
rue de la baleine
En 1863, une baleine s'échoua sur la plage, attirant
la curiosité des habitants. L'événement
fit grand bruit, et Eugénie et Napoléon
III firent le déplacement depuis Biarritz pour
contempler le malheureux animal.
La voie face au lieu de l'échouage fut baptisée
"Rue de la baleine" en souvenir de cette anecdote. |
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